L’éloquence – 2° partie

L’éloquence – 2° partie

Un entretien avec Jean Escalant à propos de ses séminaires sur l’éloquenceimg-20161218-wa0006

Question : Comment peut-on travailler son éloquence ?
Réponse : Prendre la parole le plus souvent possible. Se faire enregistrer, rectifier parfois les erreurs de sémantique et de syntaxe, c’est aussi appuyer sur sa vocalité, son articulation, son souffle et donc sur sa prononciation… Faire du théâtre et du chant est de loin la meilleure combinaison technique.
Question : Pour la technique vocale ?
Réponse : Bien sûr, ça en fait partie. Mais aussi…. Concernant la terminologie et son emploi. Pour un musicien, chaque mot a une valeur sonique importante, il y a une mélodie dans chaque vocable et donc la construction rhétoricienne et éloquente d’un discours passe aussi par une harmonie sonique, à travers les vocables que nous envoyons…
Question : Est-ce qu’on a le temps de choisir un mot quand on pratique l’éloquence ?
Réponse : Il faut avoir une richesse de vocabulaire relativement importante, en tous cas suffisamment importante pour pouvoir assurer une certaine fluidité du discours.
A contrario, notre vocabulaire étant pauvre, nous aurons des répétitions de mots et auront du mal à produire le développement d’une idée avec richesse et variations.
Prendre la parole et parler d’un seul sujet pendant deux heures est une prouesse. Et s’évertuer à ne pas répéter la même chose pendant deux heures, c’est une prouesse extraordinaire.

Question : Pourriez-vous donner des cours d’éloquence ?
Réponse : « Je pourrais donner mon avis. L’éloquence est l’imagination et la création au service du discours, de même que la rhétorique, les règles de grammaire, la découverte de son identité vocale et des techniques dérivées.
Un mélange alchimique entre sa sensibilité, sa culture générale et son altruisme.
Voltaire a dit que l’art d’ennuyer, c’est de tout dire, en l’occurrence, je préfère la citation du Général De Gaulle : l’important n’est pas de sortir de Polytechnique, l’important, c’est de sortir de l’ordinaire »

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